19.04.2008

La patrie trahie par la République

JEAN RASPAIL Écrivain, romancier - Le Figaro 17 juin 2004

 

J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant Le Camp des saints, j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.
Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer(1).

La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme...

Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.

Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.

Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ?
Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé. Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr...

Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’éternelle qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.

Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République. Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde.

Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République... » Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure : « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. » (Président Boumediene, mars 1974.) Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse : « Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée.

18.04.2008

Notre triple identité

Je suis Française et Européenne mais aussi Provençale.

Cela n'est pas écrit sur mes papiers d'identité, ma ville de naissance ne signifie pas grand chose  et pourtant, mon appartenance à la Provence est l'une de mes caractéristiques. Cela fait parti donc de mon identité. Alors que veut dire "être Provençal"? Ce n'est pas seulement habiter la région mais c'est aussi et surtout la connaître. Pas par coeur bien sur mais savoir son histoire, ses traditions, ses principaux monuments, ses chants, ses odeurs... C'est également fouler cette terre, la notre, en sachant pourquoi nous le faisons et pas simplement par habitude. Il faut aussi la découvrir, la redécouvrir sans cesse sans jamais renier notre appartenance. Cette Provence nous renvoie loin dans notre histoire. Et puis, c'est elle qui a vu naître et disparaître nos pères. Être Provençal, c'est aussi savoir transmettre cet amour, cette fidélité et cette connaissance à nos enfants et aux enfants de nos enfants. C'est ainsi que la Provence pourra traverser les âges... Etre Provençal, ce n'est pas renier son nationalisme bien au contraire, cela ne fait que le renforcer et ce n'est pas pour autant que lorsque l'on va en Bretagne ou en Picardie que nous ne devons pas nous sentir comme chez nous. Notre région est notre fierté mais également les bases de notre identité, celle à laquelle nous sommes fiers d'appartenir!

Cette triple identité, jamais ne devrons-nous la renier !

16.04.2008

Marseille, la Cité Phocéenne

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La cité Phocéenne est le nom donné à notre belle ville de Marseille mais peu connaisse ou se souvienne véritablement des origines de notre ville.

Les Jeunesses Identitaires Massalia reviennent sur les fondements de la deuxième ville de France.

L'histoire commence vers l'an 600 avant JC, le mythe se veut que cela débute sur une histoire d'amour. En effet, des marins de Phocée (sur la côte d'Asie mineure) commandés par Protis découvrent un port semblable à leur ville natale et accostent donc dans la calanque du Lacydon (l'actuel Vieux Port).Mais ces rives sont loin d'être inoccupées puisque une tribu Ligure s'y est déjà établie. Ce jour là, les Ligures se préparent à organiser une fête durant laquelle Gyptis, fille du roi Nann, chef de tribu, doit choisir un époux. Et c'est en signe d'amitié que les Phocéens furent conviés à cet heureux évènement. Mais voilà, Gyptis tombant sous le charme de Protis, lui offre la coupe nuptiale. Par la suite, Nann accorde, aux Phocéens, toute la partie Nord du Lacydon pour y créer une ville.

Massalia est née!

Elle rayonnera alors quelqus temps sur toute la Gaule! Toute! Sans execption!

Puis Massalia devint Massilia avec l'âge d'or de Rome.

 

 

Lou pichot rèi dóu pople Sàli,
Nan, benesis lou vènt gregàli,
E baio, dous presènt, sa fiho pèr mouié
Au jouine Pròtis de Foucèio ;
Marsiho espelis : la sadrèio,
Lou sourne pin, fan plaço i lèio
De figo e de rasin, de nerto e d'óulivié.

 

 

 

 

 

 

 

 Le petit roi du peuple Salyen,
Nan, bénit le vent grec,
et donne, doux présent, sa fille pour épouse
au jeune Protis de Phocée ;
Marseille éclot : la sariette,
le sombre pin, font place aux allées
de figuiers et de vignes, de myrtes et d'oliviers.

 Frédéric Mistral, CALENDAL (chant IV)

 

 

Marseille n'est donc pas seulement un joueur de football, une plaque tournante de tous les trafiques possibles, et des quartiers dits "sensibles"; Marseille est avant tout une histoire d'amour entre deux peuples frères de souche indo-européenne qui ont su s'unir et bâtir. Ceci est un symbole trés important mais qu'il ne faut surtout pas ériger comme argument en faveur d'un possible métissage de cultures et d'éthnies.

 La devise de Marseille en trois langues:

En Latin: " actibus immensis urbs fulget massiliensis "

En Français: la ville de Marseille brille par ses hauts faits "

En Provençal: " toustèms pèr si grand-fa resplendiguè Marsiho "

 

 

Voici le slogan des Identitaires Marseillais:

" Marsiho es nostre " / " Marseille est nôtre "